Agenda social : un premier point d'étape à Matignon avec les partenaires sociaux

Agenda social : un premier point d'étape à Matignon avec les partenaires sociaux

25.10.2020

Gestion du personnel

Les partenaires sociaux se retrouvent ce lundi matin à Matignon pour une deuxième conférence sociale. L'occasion de faire un point sur les chantiers prévus à l'agenda social fixé en juillet et de dresser un premier bilan du plan jeunes.

Les partenaires sociaux se retrouvent ce lundi matin à Matignon pour la deuxième conférence sociale de l'ère Castex, après la première qui s'est tenue le 17 juillet dernier et qui a donné lieu à une feuille de route conséquente autour de six grands blocs : 

  1. le plan de relance, dont le plan jeunes ; 
  2. les nouveaux modes de travail (notamment le partage de la valeur) ;
  3. les formes particuières d'emploi (les travailleurs des plateformes, les travailleurs de la deuxième ligne et le travail détaché) ;
  4. le suivi des réformes (retraite, assurance chômage et formation/apprentissage) ;
  5. l'évolution de la protection sociale (dont l'emploi des seniors) ;
  6. le financement de la protection sociale (dont la gouvernance de l'assurance chômage). 
Echanger régulièrement

L'ensemble de ces thèmes seront abordés lundi, assure-t-on à Matignon même si l'objectif n'est pas tant de faire des annonces à chaque rendez-vous sur le dialogue social que d'échanger. "Le Premier ministre s'est engagé à venir régulièrement faire un point de situation ; il n'est pas dans une logique d'annonces sytématiques, insiste-t-on dans son entourage, il faut un agenda le plus agile possible". Qui plus est, le contexte n'est plus le même depuis juillet. "Nous ne sommes plus dans la même situation", reconnait-on à Matignon. En effet, en juillet, le gouvernement espérait encore que la crise sanitaire soit derrière nous. 

Gestion du personnel

La gestion des ressources humaines (ou gestion du personnel) recouvre plusieurs domaines intéressant les RH :

- Le recrutement et la gestion de carrière (dont la formation professionnelle est un pan important) ;
- La gestion administrative du personnel ;
- La paie et la politique de rémunération et des avantages sociaux ;
- Les relations sociales.

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Un premier bilan du plan jeunes

La priorité, lundi, sera de dresser un premier bilan du plan jeunes, seule mesure de l'agenda social déjà en vigueur. Et sur ce point, le ministère du travail fonde beaucoup d'espoir. Il constate en effet derrière les chiffres les plus récents "un signal encourageant pour l'emploi des jeunes". Même soulagement du côté de l'apprentissage. On dénombre ainsi 314 000 contrats d'apprentissage. "Si la dynamique se poursuit, on aura rattrapé le retard à la fin de l'année". Objectif : atteindre de nouveau le record de 2019 avec 368 000 contrats d'apprentissage conclus. 

De nouvelles concertations à venir

Sur les autres thèmes en revanche, les discussions démarrent à peine.  

S'agissant du partage de la valeur, Matignon attendait jusqu'à vendredi soir les contributions des organisations syndicales et patronales. Ces derniers ont en effet reçu un document de consultation auquel ils doivent désormais apporter des réponses et des propositions."La concertation est enclenchée", insiste-t-on à Matignon. Deux thèmes sont au menu : la répartition des fruits des bénéfices entre les salariés et les actionnaires, et la répartition de la masse salariale entre les salariés de la manière la plus équitable possible.

Sur deux autres sujets, le gouvernement attend un rapport pour entrer dans le vif du sujet : le rapport Frouin pour les travailleurs des plateformes, et le rapport du Conseil d'orientation des retraites, pour la réforme des retraites qui permettra d'éclairer le gouvernement et les partenaires sociaux. Les deux sont attendus courant novembre. Les concertations pourront alors démarrer. 

Un sujet a en revanche été évincé de l'actuel agenda social : celui de la restructuration des branches. Il est pour l'instant mis de côté. Il faut dire que la nomination de Pierre Ramain à la tête de la Direction générale du travail n'est pas un facteur favorable pour la remise du rapport sur la restructuration des branches dont la publication a été reportée plusieurs fois. Selon Matignon, une autre raison explique cette décision, à savoir "la déstabilisation dans la période actuelle où on a besoin d'une plus grande mobilisation des branches". 

Les partenaires sociaux auront-ils suffisamment d'une journée pour aborder l'ensemble de ces sujets ? Il est à fort à parier que certains risquent d'être survolés. 

 

Florence Mehrez
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