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L'agriculture biologique : un plus pour l'environnement et la santé

L'agriculture biologique : un plus pour l'environnement et la santé


28/11/16 | Politiques et territoires
28/11/16 | Politiques et territoires

Un rapport estime que les externalités positives liées à l'agriculture biologique dépassent largement celles de l'agriculture conventionnelle, à l'exception des rendements qui sont moindres.

Le rapport sur les aménités liées à l'agriculture biologique, élaboré par des chercheurs de l'Institut technique de l'agriculture biologique a été publié. A la suite d'une interpellation au Sénat en juin 2015, le ministre de l'agriculture avait en effet souhaité un rapport sur les aménités de l'agriculture biologiques, c'est-à-dire sur ses externalités positives par rapport à l'agriculture conventionnelle. Le rapport a été remis au ministre le 18 juillet 2016, puis a fait l'objet d'une restitution officielle le 10 octobre, et enfin d'un colloque de restitution le 25 novembre (v. notre actualité "Les bénéfices de l'agriculture biologique pour l'environnement", du 18 octobre 2016 ).

Remarque : Il y a externalité lorsque l’activité de production d’un agent a une influence sur le bien‐être d’un autre sans qu'aucun ne reçoive ou ne paye une compensation pour cet effet.

Pour analyser les bénéfices de l’agriculture biologique par rapport à l’agriculture conventionnelle, les chercheurs ont étudié dans un premier temps les niveaux des impacts environnementaux et les niveaux de services supplémentaires fournis, puis  analysé les externalités en termes de santé, et enfin terminé par le volet socioéconomique. Dans chacune des rubriques, il est procédé à la quantification des impacts, puis aux  chiffrages économiques, lorsque des références existent.

Des externalités négatives moindres en agriculture biologique

S'agissant de l'environnement, le rapport confirme que l'agriculture biologique génère moins d'externalités négatives par rapport à l’agriculture conventionnelle : les plus importantes sont liées à l'interdiction des pesticides de synthèse et, dans une moindre mesure à l'interdiction des engrais azotés de synthèse (la fertilisation organique pouvant aussi induire des pollutions), mais aussi à la réduction de l’usage des antibiotiques, et des additifs autorisés.

Les effets les mieux quantifiés sont ceux liés à la pollution des ressources en eau utilisées pour la production d'eau potable, dont les coûts pour la collectivité sont effectifs et élevés. Pour la biodiversité, il est avéré que la non-utilisation de pesticides de synthèse génère moins d’impacts négatifs sur la faune.

En ce qui concerne la santé, l'AB comportant une faible utilisation de pesticides dans la production végétale et des antibiotiques dans l'élevage, réduit les risques pour la santé humaine de l'exposition aux résidus de pesticides dans les aliments et du développement de bactéries résistantes aux antibiotiques. Les enjeux sociétaux de santé sont majeurs soulignent les auteurs du rapport.

Des externalités positives supérieures en agriculture biologique

 Les rapporteurs soulignent que ces externalités positives restent difficiles à quantifier.

Les surcroîts d'aménités environnementales concernent les services de régulation et touchent au cycle de l'eau et aux phénomènes d'érosion, au climat (émissions de GES et stockage de carbone dans les sols), aux populations de ravageurs et de pollinisateurs.

En ce qui concerne la consommation d’aliments bio, des différences dans la teneur de certains composants favorables (anti-oxydants, oméga-3) entre les aliments biologiques et les aliments conventionnels ont été identifiées, mais il n’est actuellement pas possible de déduire un effet spécifique de ces différences sur la santé humaine.

En ce qui concerne les bénéfices sociaux et socioéconomiques ,à l’échelle des exploitations, des études

statistiques indiquent la création d’emplois supérieure en AB par rapport à l’AC. Une nuance importante  toutefois : en raison de ces rendements plus faibles, le passage de l’AC à l’AB suppose, pour produire la même quantité de nourriture, d’accroître les surfaces cultivées avec une extension aux dépens d'écosystèmes potentiellement riches en biodiversité et/ou en carbone stocké.

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